Elia place des outils de mesure sur ses lignes aux frontières pour optimiser les capacités d’importation


07-10-2014

Elia travaille depuis plusieurs années en partenariat avec l’ULg et la société Ampacimon sur une technologie qui permet d’augmenter le transport de l’électricité sur les lignes à haute tension si les conditions météorologiques sont favorables car venteuses et froides. Elia est le premier gestionnaire de réseau à utiliser cette technologie sur des liaisons internationales.

La décision de placer cet appareil à la frontière sud et nord fait partie des différentes initiatives prises par Elia pour faire face au risque de pénurie annoncé cet hiver. Ce petit appareil sera placé sur les 8 lignes frontalières ce qui permettra d’augmenter les flux physiques de 10 à 15% en cas de basses températures, selon l’intensité et la vitesse du vent et autres conditions spécifiques.

En plus des conditions météorologiques, l’utilisation de cette technologie innovante doit tenir compte de certaines conditions supplémentaires qui doivent être vérifiées et confirmées chaque jour :

  • L’attribution des capacités de transport au marché conduit à une répartition des flux physiques entre les frontières néerlandaise et française selon la provenance de l’énergie importée ;
  • La capacité de transport aux frontières n’est pas de la responsabilité exclusive d’Elia mais doit également tenir compte des réseaux des gestionnaires voisins ;
  • A côté des liaisons transfrontalières, il faut également prendre en compte les autres éléments de l’infrastructure qui ont également leur propre limite ;
  • Pour le marché « Day ahead » les capacités internationales sont enregistrées deux jours avant le transport effectif et des incertitudes quant aux prévisions sont encore importantes ;
  • Cette optimisation concerne le marché « intraday », car les capacités sont revues périodiquement (quart horaire). C’est donc pour ce marché qu’Elia pourra potentiellement augmenter ses capacités d’importation en tenant compte des informations récoltées grâce à cette technologie.

L’optimisation des capacités de transport est un élément positif mais il faut préalablement que le marché soit en mesure de trouver de l’énergie à importer au-delà de nos frontières.